1. Contre-indications et limites de l'IRM

           L’IRM  permet de mieux explorer et ainsi de mieux connaitre le corps humain, mais l'utilisation de ce nouvel outil n’est pas sans poser de problèmes, sans soulever des questions.

          Le fait de pouvoir voir à  l’intérieur du corps peut engendrer des craintes chez certaines personnes peuvent le ressentir comme une violation d’intimité. Lors  d'IRM crâniens,  certains craignent que l’on puisse voir  leurs pensées… Et cette peur peut rester incontrôlable.

          Le coût élevé de la machine restreint le nombre d’hôpitaux où on peut passer l’examen et ainsi, ne permet pas un accès aussi facile que souhaité. En effet, une machine coûte environ 1,3 millions d’euros à l’achat sans compter le coût de l’entretien et le coût de chaque examen, soit environ 230 euros pour 20 à 30 minutes d'utilisation.

Deux images IRM de foetus

          Enfin, tous les patients ne peuvent pas subir d’IRM. Les corps étrangers ferromagnétiques présents dans l'organisme (pace maker, clip vasculaire, stimulateur cardiaque, etc.), décelés par une radiographie préalable contre-indiquent formellement l'IRM. En effet, sous l’effet des champs magnétiques, ils risquent de bouger dans le corps du patient et de le blesser gravement, ou, pour les pacemakers, de s’arrêter. Quant aux femmes enceintes les avis sur les possibles méfaits de l’IRM sont partagés. Les radiologues ne font pas passer d’IRM à une femme enceinte de moins de 15 semaines, car le mouvement des atomes d’hydrogène crée un effet de chaleur : l’index thermique pourrait être nocif pour le bébé. Mais sur ce point, rien n’est sûr, ce sont des mesures de précaution. Il faut aussi respecter un délai de 3 à 6 semaines après une opération chirurgicale pour éviter tout risque de réouverture de la plaie ou de complications diverses. Les patients possédant des pompes à insuline, neuro-stimulateur, ou ceux pour qui il est impossible de rester allongé à cause d’une insuffisance cardiaque, respiratoire, les patients souffrant de troubles psychiatriques ou encore les enfants, ne peuvent pas bénéficier d’IRM. Mais la plus grande cause d’échec de l’examen est la claustrophobie. De plus, le bruit très important de la machine contribue à effrayer le patient et à le mettre mal à l’aise. On rencontre également des  patients allergiques aux agents de contraste, on ne peut alors pas les utiliser. Les travailleurs de métaux ne peuvent également pas passer d’IRM car ils pourraient sans en être conscient ou sans que ce soit mentionné dans leur dossier médical avoir des éclats de métaux dans le corps. De même plus particulièrement pour les patients ayant des éclats métalliques dans les yeux. Enfin les bagues dentaires ou plombages altèrent la qualité de l’image et créent une déformation de celle-ci au niveau de la mâchoire.

 Une chaise coincée dans un machine à IRM

           La machine doit être dans un environnement spécial, dans une salle sans structures métalliques, donc il faut être très vigilant sur ce qui entre dans la pièce : pas de brancards, de chaises roulantes, ciseaux, pinces, montres, badges, chariots médicaux magnétiques. Aux Etats-Unis, un enfant en cours d’examen est décédé, après avoir été heurté par une bouteille d’oxygène apportée par erreur dans la pièce, et attirée avec violence à l’intérieur de la machine, provoquant la mort du patient.

          Enfin, l’imagerie médicale étant un domaine qui évolue constamment, il est difficile pour le prescripteur de se tenir tout à fait à jour avec toutes les avancées, et donc d’être le plus performant possible.

 Une bouteille d'oxygène dans une machine à IRM

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