2. Déroulement d'un examen

           Nous avons étudié l’imagerie médicale d’un point de vue technique, nous allons maintenant aborder le sujet de l’examen d’un point de vue matériel.

           Le patient est bien entendu tout d’abord installé sur le lit de la machine. Il peut être positionné dans les deux sens, c’est-à-dire les pieds ou la tête pénétrant en premier dans la machine, en fonction de la partie de son corps qui doit être analysée. En effet, ladite partie doit se trouver au centre de la machine durant les examens, car c’est à cet endroit que le champ magnétique  produit par une IRM permet d’obtenir l'image voulue.

           Cette possibilité est un avantage lorsqu’un patient souffrant de claustrophobie est amené à passer un IRM qui ne nécessite pas d’entrer entièrement dans la machine. Nous reparlerons de cela ultérieurement. 

 Machine pour IRM de l’Hôpital Cochin, Paris

           Durant un examen, le patient doit rester immobile, afin de permettre l’obtention d’une image nette, le plus rapidement possible. L’examen est divisé en séquences de 5 à 15 minutes, entrecoupées de courtes pauses. Une IRM dure en moyenne 20 minutes, mais parfois un patient doit rester dans cet état d’immobilité une heure durant ; ce long examen peut être dû à des difficultés techniques, à une volonté des manipulateurs d’obtenir le plus d’angles de vue possibles pour mieux approcher un cas nécessitant beaucoup de précision…

            Relativement souvent, le patient reçoit avant l’examen une injection de gadolinium. Cet atome,  potentiellement toxique pour le corps humain car il rentre en compétition avec le calcium, et ainsi pourrait nuire aux zones du corps humain qui en dépendent, telles que le cœur ou les muscles, est rendu inoffensif pour l’homme par chélation (formation d’un complexe entre un cation métallique, ici le gadolinium, et un chélateur ou ligand. Le « chélate » ainsi formé fixe solidement le cation au ligand grâce à au moins deux liaisons de coordination définissant un cycle avec le métal). Il sert ainsi d’agent de contraste, et permet de mieux observer les différences entre les tissus dans la région du corps ciblée par la machine, et donc de mieux repérer les anomalies potentiellement (tumeur vascularisée ou non, kyste rempli de liquide seulement…).

           Les patients peuvent communiquer avec les manipulateurs, médecins et techniciens qui les surveillent, séparés d’eux par une vitre, et communiquent avec eux grâce à un système d’interphones. Cette installation permet de rassurer le patient, et de prévenir d’éventuels problèmes dont les manipulateurs, étant donné leur relatif éloignement du patient, ne pourraient se rendre compte (malaises,…)

           Un examen par IRM présente quelques inconvénients de confort. Le plus notable est le bruit de la machine, un bruit de tambour saccadé entrecoupé de silences pendant les pauses. Il est audible même de la salle des préparateurs, et par conséquent est très fort dans la machine, ce qui peut être une source de gène pour certains patients. Pour palier à cet inconfort, des boules Quiès sont proposées aux patients.

           Un autre des effets moins fréquemment cité de l’IRM est l’inconfort dû à la température. Les spins, lorsqu’ils sont sollicités, durant la phase de précession, libèrent de l’énergie ; or, une libération d’énergie équivaut à une libération de chaleur ; il règne donc au centre de la machine une chaleur assez forte, pourrait être pénible.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site